Live avec Julien Dereumaux (Dirigeant, Pilot'In et anime la commission IA du CJD Lyon Métropole), animé par Lucas Mias (Jova).

Pourquoi on a interviewé Julien ?

Pour décortiquer ce qui se délègue vraiment à un agent IA en marketing, ce qui doit rester piloté par un humain, et les pièges qui font perdre du temps ou de la crédibilité à ceux qui se lancent sans méthode.

Bon déjà Julien, c'est un entrepreneur multi-récidiviste de talent. Depuis 15 ans, il a monté huit boîtes : quatre ont échoué, les autres ont bien fonctionné. Il est aussi ultra-traileur (UTMB, Diagonale des Fous), une passion qui éclaire directement sa vision de la charge mentale liée à l'IA.

Aujourd'hui, il dirige Pilot'In, une agence de 30 collaborateurs entre Lyon et Saint-Chamond, qui intervient sur la conception de sites, le marketing digital et la formation.

Depuis 3 ans, Pilot'In fait partie du Groupe SRA (330 collaborateurs).

Il co-anime depuis deux ans la commission IA du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants) à Lyon, environ 130 membres dirigeants d'entreprises localement.

https://youtu.be/_4mT16HiiLs

Son constat sur l'IA chez les dirigeants

Pour Julien, 90% des dirigeants sont largués sur ce qui est possible ou non avec l'IA.

Certains ont beaucoup investi sans résultat, d'autres n'ont rien investi et restent à la traîne.

Il observe une dynamique proche de la courbe de Dunning-Kruger : euphorie initiale où tout le monde se sent expert, puis phase de démotivation face à la complexité réelle, puis retour à un usage plus ciblé et réellement utile.

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L'IA est un amplificateur : elle amplifie les bonnes stratégies comme les mauvaises. Une mauvaise stratégie produite en plus grand volume reste une mauvaise stratégie, juste plus rapide.

Déléguer 50% du marketing, c'est possible, à condition de bien délimiter ce qui peut l'être.

Déléguer 50% du marketing à l'IA : ce qui est vrai

Pour les entreprises qui n'avaient pas de budget marketing (une stratégie réseaux sociaux solide coûtait avant plusieurs milliers d'euros par mois), l'IA permet de produire avec 1000 à 2000 € ce qui demandait avant un budget de 10 000 €.

Mais l'autre moitié du travail, la stratégie, la méthodologie, les bons templates, les bonnes bases, reste un pré-requis que les équipes marketing doivent maîtriser et internaliser. C'est cette partie qui conditionne tout le reste : l'erreur la plus fréquente étant de se lancer directement dans la production sans l'avoir posée.

Ce qui est réellement délégué : sortir du syndrome de la page blanche, rédiger plus vite, faire sa veille plus vite, trouver des exemples.

Ce qui reste piloté par l'humain : vérifier, optimiser, enrichir, mettre en ligne, tenir la cadence, et surtout poser la stratégie et le contexte avant de produire.